Appel des maires écologistes à voter Europe Ecologie

Publié le 6 juin 2024

“Ce que les Écologistes ont fait pour leurs villes, il peuvent le faire dès le 9 juin pour l’Europe”
nous rappellent 33 maires écologistes

Nous choisissons la justice et l’écologie pour l’Europe et pour nos villes

Dans le sillage de l’élection de nombreux eurodéputé·es Écologistes, une vague verte historique nous a porté·es à la tête de nombreuses grandes villes et de communes françaises en 2020. Le paysage politique s’en est trouvé durablement changé. En quelques années, nous, les maires écologistes et président·es de métropole, avons prouvé à celles et ceux qui en doutaient encore que là où les Écologistes sont au pouvoir, le quotidien des habitant·es change pour le meilleur : plus respirable, plus solidaire, plus vert. Cette démonstration, nous l’avons faite partout en France, de Grenoble à Besançon, en passant par Tours ou encore Poitiers.

Ce que les Écologistes ont fait pour leurs villes, il peuvent le faire dès le 9 juin pour l’Europe.

Quelques exemples : à la métropole de Lyon, nous avons mis en place une tarification progressive de l’eau, avec gratuité des premiers m3 pour que les plus démuni·es puissent en bénéficier, tandis qu’à Strasbourg, les transports en commun sont dorénavant gratuits pour les moins de 18 ans. Nous sommes aussi fier·es du Plan Canopée que porte Poitiers pour préserver la biodiversité. La liste pourrait continuer indéfiniment. L’action écologiste menée depuis 2014 a même permis à Grenoble d’être désignée Capitale Verte Européenne en 2022. 

C’est cette Europe que nous voulons faire vivre sur nos territoires en faisant bénéficier à des millions d’Européen·nes de ce que nous mettons en œuvre aujourd’hui, tous les jours, sur le terrain, dans les communes écologistes

L’Europe est une force pour persévérer sur la voie de la bifurcation

Mais la vérité, c’est que nous avons besoin d’une force écologiste puissante en Europe si nous voulons poursuivre la transformation de nos villes. Les échelons européen et locaux sont profondément imbriqués. Et à quelques jours des élections européennes, nous constatons avec effarement que c’est à peine si on parle d’Europe. Et d’écologie ? Encore moins. L’extrême droite, une fois de plus, impose ses obsessions dans le débat public. Pour le reste, nous avons droit au commentaire permanent des sondages et des duels télévisés, bien loin des préoccupations concrètes de nos administré·es : la mobilité, le logement, le pouvoir d’achat, l’accès aux loisirs et à la culture, l’isolation des logements et des bâtiments publics, l’adaptation aux vagues de chaleur…

Bien loin aussi des avancées rendues possibles par l’Union européenne. Oui, au risque de nous répéter :  l’Europe n’est pas une puissance lointaine, c’est un formidable levier pour la transformation de nos villes et de nos territoires. Pourquoi ? Parce que le droit européen est souvent plus protecteur et plus exigeant que le droit français, notamment sur les questions de protection des espèces animales ou la qualité de l’air.

Mais aussi parce que les financements européens permettent de faire vivre de nombreux projets pour l’environnement et l’amélioration de la qualité de vie des habitant·es : à Bordeaux, c’est l’Europe qui finance la restauration de la biodiversité. La Ville de Lyon est quant à elle la force motrice du réseau One Health 4 cities porté par l’Union européenne, qui développe des stratégies innovantes en matière de santé globale. Du côté de Besançon, ce sont les financements européens FEDER ont participé à la rénovation énergétique des bâtiments. À Tours, l’Europe participe grandement au programme de rénovation et de végétalisation "Écoles en transitions”. Dans les villes populaires aussi, l’Europe aide à faire la transition énergétique, comme à l’Île-Saint-Denis en soutenant le projet d’éco-quartier. Et nous aurions pu également évoquer la mobilité, la culture, ou la protection du patrimoine. 

L’Europe est le bon échelon pour placer nos territoires au coeur de la transition écologique 

Grâce à la mobilisation des Écologistes, nous avons pu participer à la construction d’une Europe plus verte et plus juste : nous avons pu œuvrer pour le climat, l’emprunt commun destiné à financer le plan de relance, la défense du vivant et de la biodiversité ou encore le salaire minimum européen. 

Un vent mauvais souffle aujourd’hui sur l’Europe. Nous observons avec inquiétude ce qui ressemble de plus en plus aux prémices d’une grande régression écologique. Ainsi, la coalition actuelle a voté pour une PAC injuste qui détruit nos campagnes, ou le rétablissement des règles budgétaires ineptes qui contractent les moyens de l’État et, par extension, de nos collectivités. Les premiers signes d’une coalition qui dominerait la prochaine mandature ? Nous le craignons. C’est pour cette raison qu’il faut envoyer un maximum d’eurodéputé·es Écologistes au Parlement européen : pour une agriculture qui protège nos vies, notre santé et la nature. Pour lutter contre les lobbies et tous ceux qui répandent impunément des produits toxiques dans notre environnement. Pour une alimentation saine et durable pour toutes et tous. Pour sauver le climat et la biodiversité.  L’Europe est aujourd’hui le continent qui se réchauffe le plus vite. Nous n’avons pas le luxe des atermoiements ou des bonds en arrière : il est urgent de porter un plan d’investissement public européen pour la transition juste. 

Face à la précarité qui explose, aux événements climatiques extrêmes qui se multiplient, face à un modèle de production qui nuit à notre santé, le moment est venu de nous rassembler pour porter ensemble un État-providence écologique européen.

Ces élections européennes sont un moment de bascule. C’est l’avenir de l’Europe – et de la planète – qui se joue. Le 9 juin, nous choisissons la justice et l’écologie, en Europe et dans nos villes, avec la liste Europe Écologie menée par Marie Toussaint

Signataires

  • Christian Métairie, maire d’Arcueil (94)
  • Claire Masson, maire d’Auray (56)
  • Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles (33)
  • Anne Vignot, maire de Besançon, présidente de Grand Besançon Métropole (25)
  • Pierre Hurmic, maire de Bordeaux (33)
  • Bruno Coeur, maire de Bou (45), 
  • Nadine Reux, maire de Charnècles (38)
  • Patrick Chaimovitch, maire de Colombes (92)
  • Eric Piolle, maire de Grenoble (38)
  • Mohamed Gnabaly, maire de l’Île-Saint-Denis (93)
  • Geoffroy Mathon, maire de Loos-en-Gohelle (62)
  • Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, 
  • Gregory Doucet, maire de Lyon,
  • Yasmine Bouagga, maire du 1er arrondissement de Lyon,
  • Marion Sessiecq, première adjointe, maire intérimaire du 3e arrondissement de Lyon,
  • Rémi Zinck, maire du 4e arrondissement de Lyon,
  • Nadine Georgel, maire du 5e arrondissement de Lyon,
  • Fanny Dubot, maire du 7e arrondissement de Lyon,
  • Olivier Berzane, maire du 8e arrondissement de Lyon,
  • Anne Brebant-Thoreval, maire du 9e arrondissement de Lyon (69)
  • Didier Jau, maire des 3e et 4e arrondissements de Marseille (3e secteur) (13)
  • Marie-Odile Mainguet, maire de Montain (39)
  • Emmanuelle Pierre-Marie, maire du 12e arrondissement de Paris,
  • Carine Petit, maire du 14e arrondissement de Paris (75)
  • Léonore Moncond’huy, maire de Poitiers (86)
  • Laurent Amadieu, maire de Saint-Egrève (38)
  • Béatrice Delorme, maire de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (69)
  • Laetitia Sanchez, maire de Saint-Pierre-du-Vauvray (27)
  • Danielle Dambach, maire de Schiltigheim (67)
  • Alexandre Gonçalves, maire de Still (67)
  • Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg (67)
  • Emmanuel Denis, maire de Tours (37)
  • Brigitte Monnet, maire de Val-Sonnette (39)

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