Instaurer le droit de veto social

Faire de la lutte contre la pauvreté la colonne vertébrale de l'Union européenne

L'Europe a été initialement construite pour retrouver la paix et la prospérité après les souffrances causées par des années de guerre. Mentionnée dès le traité de Rome, l'Europe sociale n'a pourtant jamais vraiment existé, fruit d’une histoire interminable de rendez-vous manqués et de promesses non tenues. Mais l’injustice n’est pas une fatalité. Nous pouvons faire de la lutte contre la pauvreté la colonne vertébrale de la construction européenne.

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Quelle est la situation actuellement ?

Aujourd’hui plus d’un Européen sur cinq est menacé d’exclusion sociale. On nous promettait une prospérité partagée, pourtant, en France, après redistribution, les 10% les plus riches ont des revenus 4,5 fois plus élevés que les 50% les plus pauvres.  C’est à peu près la même chose dans tous les pays d’Europe.  Dans le même temps, ces dernières années, il y a eu un net recul de la redistribution : les 10% les plus riches sont moins taxés qu’ils ne l’étaient avant. La succession de crises qu’a traversé l’Europe, accentue toutes les vulnérabilités et alimente le taux de précarité. Elle démontre toute la fragilité d’un système qui ne parvient pas à rétablir justice et égalité.

Une problématique mise de côté par l'UE

L’Europe sociale est une sorte d’Arlésienne qui se promènerait entre Bruxelles et Strasbourg, mais que personne jusqu’ici n’a jamais vraiment vue. La réalité est que le libéralisme auquel l'Europe n'a cessé de se soumettre a souvent entravé toute volonté d'avoir des politiques sociales européennes concertées et ambitieuses.

La Stratégie Europe 2020, qui devait réduire de 25 % le nombre d’Européennes et d’Européens vivant au-dessous du seuil national de pauvreté et sortir plus de 20 millions de personnes de la pauvreté, est un échec cuisant. On fait plus la morale aux pauvres pour les tenir responsables de leur situation qu'on agit contre la pauvreté.

Il est impossible d'imaginer l'égale dignité sur une planète finie, tant ce que nous prenons à la Terre, nous le prenons aussi à d'autres. D'ailleurs, les plus pauvres sont celles et ceux qui ont le moins contribué à la dévastation de la planète, tout en étant les premiers exposés aux pollutions de toutes sortes. L'écologie est indissociable de la justice sociale.

Notre proposition : le droit de veto social

Il est temps que l’Europe protège ceux qui n’ont pas bénéficié de la construction européenne, pour que l’Europe, terre de Paix et des Droits humains, prospère.

Avec le droit de véto social européen, toute législation européenne devra démarrer par une consultation des personnes concernées – pour ne plus confisquer la voix des plus fragiles – et évaluer l’impact de tout projet de réforme sur les 10% à 20% les plus pauvres (ex : impact sur le revenu disponible réel ou impact sur le taux de pauvreté) pour éviter toute discrimination socio-économique cachée.

Si ces étapes préalables n’ont pas permis d’aboutir à un texte socialement juste, les populations ou les eurodéputés pourront saisir une instance indépendante (comme la Défenseure des droits en France), pour activer le droit de véto et stopper le processus législatif.

Services publics, aides sociales, accès à la santé ou au logement, transition écologique...

Donnons-nous enfin les moyens de mettre la pauvreté KO et d’assurer une transition juste pour tous et toutes.

Nos actions pour un droit de veto social

1. Rassembler des soutiens à travers une pétition et donner de l’écho à la mise en place d’un véto social en Europe !

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2. Saisir la Défenseure des droits pour alerter sur les pratiques disciminatoires de la CNAF vis-à-vis des personnes les plus vulnérables

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